WARDOGS patch 0.11 : BULKHEAD retravaille son navigateur de serveurs et fait son mea culpa
BULKHEAD a coupé ses serveurs une petite heure lundi 14 septembre, à 10 heures (heure de Paris), pour livrer le patch 0.11 de WARDOGS. Aucune arme neuve, aucun véhicule : le studio s’attaque au navigateur de serveurs, qu’il juge lui-même indigne de son jeu. « Community Servers have been underserved and the server browser experience as a whole has been poor. We got this bit wrong », écrit l’équipe dans son annonce. Traduction libre : les serveurs communautaires ont été bâclés, et ils le reconnaissent.
Deux navigateurs au lieu d’un
Le changement principal tient en une séparation. Le navigateur se scinde en deux onglets, Communauté et Officiel. Les filtres disparaissent de l’onglet officiel, le studio n’ayant aucun mode modifié à trier, et côté communautaire le filtrage gagne en fiabilité avec l’arrivée d’une recherche par texte.
Les identifiants de serveurs communautaires survivent maintenant aux changements de carte et aux redémarrages. Chaque serveur dispose d’un ID unique, plus long qu’avant pour des raisons de sécurité, qui permet de le rejoindre directement. S’ajoutent un filtre vide ou plein dans la barre rapide et un bouton d’hébergement qui pointe enfin au bon endroit. Les noms de serveurs sont rangés par ordre alphabétique, sans échappatoire par caractères spéciaux, et limités à un seul espace consécutif. Dans les tuyaux : serveurs favoris, files prioritaires par paliers, message du jour et exclusion automatique des joueurs immobiles pendant l’échauffement.
Cinq pour cent pour se faire pardonner
Le mea culpa a un prix affiché. Pendant une semaine, les serveurs communautaires accordent 5 % de cash bonus en fin de match. De quoi rendre le farm communautaire plus rentable que l’officiel, le temps que les admins retrouvent de la visibilité. Deux autres correctifs sont passés dans la foulée : plusieurs failles de duplication de cash sont fermées et des plantages GPU ont été traités. BULKHEAD a par ailleurs augmenté la capacité de ses serveurs en Asie.
La mise au point sur l’économie
Le studio a joint à son annonce un avertissement qui ne laisse aucune place au doute. Exploiter une faille de cash vaut un bannissement temporaire, avec remise à zéro du cash et de l’expérience. Publier un tutoriel qui explique comment abuser d’un système sans le signaler est assimilé à de la publicité pour triche, et sanctionné d’un bannissement définitif. Le farm d’expérience sur les serveurs dédiés est traité plus durement encore : quelques minutes de présence suffisent, selon BULKHEAD, qui affirme suivre chaque serveur fréquenté, pour un ban permanent. Le message de fond est simple : tester une faille une fois ne pose pas de problème, l’exploiter en boucle en pose un.
Cinq jours, trois chiffres
Le patch tombe cinq jours après l’ouverture de l’accès anticipé, le 10 septembre. BULKHEAD évoque 400 000 joueurs simultanés dans son communiqué, quand SteamDB a relevé un pic mesuré à 428 666 joueurs le 13 septembre. Et le jeu a franchi le cap des 1,5 million de copies vendues, d’après PCGamesN. Pour un titre à 39,99 € disponible sur PC uniquement, la première semaine a été dense.
Elle n’est pas parfaite pour autant. L’accueil Steam reste mitigé, et la saison 1 a revu la progression à la hausse, avec des gros équipements qui se méritent désormais. Notre guide du mortier L81 détaille la seule arme du jeu qui n’exige pas de viser juste, et notre guide de démarrage revient sur la cagnotte et la conquête de la zone.
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