WARDOGS passe en accès anticipé : 100 joueurs, un seul point à tenir
WARDOGS ouvre son accès anticipé ce jeudi 10 septembre sur Steam, après un an de communication verrouillée autour d’une seule promesse : cent joueurs, trois équipes, un unique point de contrôle à tenir. Le studio britannique BULKHEAD, déjà auteur de Battalion 1944, signe ici son projet le plus ambitieux, édité par Team17. Le jeu est vendu 39,99 euros sur la plateforme de Valve, et pour l’instant uniquement sur PC.
Un seul objectif, trois camps, zéro classe
Le principe tient en une phrase : trois factions se disputent une zone de contrôle tirée au sort à chaque partie, dans une carte de 16 kilomètres sur 16, la zone faisant elle-même 2 kilomètres sur 2. La première équipe à 100 points gagne, et ce sont les joueurs présents dans la zone qui font monter le compteur. Traduction concrète : il faut tenir un carré de terrain pendant que deux camps vous tirent dessus en même temps.
La vraie originalité est ailleurs. Il n’y a pas de classes : avant chaque réapparition, vous dépensez de l’argent de match pour acheter arme, gilet, soins ou véhicule. Ce que vous achetez définit votre rôle, et il change à chaque vie. La cagnotte de départ tourne autour de 10 000 dollars, elle se conserve d’une partie à l’autre, les gains sont acquis et les pertes définitives. Un mauvais enchaînement de parties se paie en équipement léger.
Ce que contient l’accès anticipé
BULKHEAD a livré des chiffres précis au moment d’annoncer la date : trois cartes, chacune déclinée en trois variantes, 37 armes et 21 véhicules. La bêta fermée du 21 au 23 août, qui a réuni plus de 500 000 joueurs selon Nvidia, tournait avec 33 armes et 20 véhicules. La marche est réelle, sans être spectaculaire, et c’est le premier point à garder en tête avant d’acheter.
Le studio joue la carte de l’honnêteté sur le reste. La promesse publiée noir sur blanc : aucune monétisation pendant l’accès anticipé, pas d’argent de match vendu, pas de camouflages payants. Seule l’édition Supporter à 49,99 dollars ajoute des cosmétiques, trois camouflages d’armes de départ, un camouflage d’hélicoptère, une icône de tableau des scores et deux mascottes. La direction annonce aussi qu’il ne faut pas attendre des ajouts de contenu réguliers pendant cette phase : une nouvelle carte est prévue, le reste du travail ira au méta-jeu et aux corrections de bugs. La 1.0 est visée environ vingt-quatre mois après le lancement, les versions consoles et le crossplay ne sont pas datés.
La fenêtre de tir
Avec 1,5 million de listes de souhaits avant sortie et le soutien de Nvidia, qui livre un pilote compatible DLSS 4.5 pour l’occasion, WARDOGS arrive dans un mois de septembre déjà chargé sur PC. Le pari est celui d’un jeu exigeant et bavard sur ses défauts : si l’ambition des cent joueurs tient ses promesses de stabilité, l’accès anticipé pourrait durer plus longtemps que prévu, et le contenu manquer avant la 1.0.
C’est précisément le genre de dossier qu’on suivra de près. Pour l’instant, l’achat reste un ticket d’entrée à 39,99 euros pour un jeu en construction, avec une seule carte de plus au programme.