Bien débuter Aniimo : starter, Aniipods et Twining
Les créatures de Pawprint Studio sont arrivées le 16 septembre 2026 à 4 heures du matin, heure française, sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series X|S. Dans la nuit, Aniimo a fait son trou : 127 914 joueurs simultanés sur Steam au plus fort des douze premières heures, d’après SteamDB. Les mains dans le jeu, la question n’est pas de savoir si le compteur de joueurs est joli, mais par quoi commencer.
Bonne nouvelle : le jeu ne cache presque aucun piège de débutant. Mauvaise nouvelle : une décision est définitive, et elle tombe dans les vingt premières minutes.
Lunara ou Hélion : deux styles, un seul choix
L’introduction vous met une créature dans les mains et vous demande de trancher entre la renarde Lunara et le lion Hélion. Une fois validé, c’est fini : le choix ne se reprend pas. Le studio a évoqué la possibilité de récupérer l’autre plus tard, sans dire comment. Partez donc du principe que vous n’en aurez qu’un.
Le reste du tableau est rassurant. Les deux starters partagent le même élément (la lumière), le même rôle de DPS, des statistiques de départ identiques et la même compétence de mobilité. Il n’y a pas de bon et de mauvais choix, seulement deux façons de taper.
Lunara travaille à distance et pose des marques : ses projectiles réduisent la résistance à la lumière des cibles touchées, ce qui augmente tous les dégâts qui suivent, les siens comme ceux du reste de l’équipe. Elle dispose aussi d’une compétence orientée dégâts de Break, utile contre les ennemis blindés. Elle évolue en Fennelun. Hélion, lui, attire les ennemis proches vers un point unique, ce qui transforme une mêlée dispersée en cible parfaite pour ses attaques de zone, et son amplification de dégâts lumière grimpe à mesure qu’il enchaîne. Il devient Soleon.
Traduction pour choisir en cinq secondes : vous aimez reculer et laisser les marques travailler, prenez la renarde. Vous aimez coller au corps et sentir les coups, prenez le lion. Le reste relève du design.
Attraper les créatures, et pas seulement les assommer
La capture passe par les Aniipods, avec une couche de préparation : des pièges à poser, des prises à planifier. Le point à intégrer tôt, c’est que les apparitions ne sont pas aléatoires au sens où on l’entend souvent. Elles dépendent de l’environnement, de la météo, des phénomènes en cours et de l’heure de la journée. Une créature absente à midi peut sortir le soir sous la pluie, et le meilleur réflexe reste de garder un œil sur ce qui traîne autour de vous plutôt que de farmer une zone au hasard.
Plus de 200 Aniimo sont annoncés au lancement, chacun avec son élément, son rôle, et pour la plupart une évolution. L’Aniilog, l’index de collection, en tient le compte par numéro et affiche ses paliers de récompenses : c’est lui qui vous dira ce qui vous manque, pas votre mémoire.
Le Twining, la mécanique qui change tout
Aniimo ne se contente pas de collectionner des créatures : il vous laisse les incarner. Le Twining fusionne votre personnage avec un Aniimo capturé, et vous empruntez alors ses capacités. Voler, creuser, plonger, franchir un obstacle, résoudre une énigme, ou simplement combattre sous la forme de la bête. C’est la vraie différence avec le reste du genre, et le jeu en fait un usage constant : il y a des zones qui ne s’ouvrent qu’avec la bonne créature, pas avec la bonne arme.
Conséquence pratique : dès que vous capturez quelque chose de nouveau dont la mobilité sort de l’ordinaire, testez-le sur le relief autour de vous avant de passer à autre chose.
Ce qui est gratuit, et ce qui ne l’est pas
Aniimo est un free-to-play, et il assume une structure de jeu-service. La boutique vend des cosmétiques pour le personnage et pour les créatures, un pass de combat baptisé Manuel du Compagnon, avec une piste gratuite et une piste payante, un pass mensuel et une monnaie premium. Le studio a précisé de son côté qu’aucune créature ne s’obtient par tirage : pas de bannière ni de taux de pull pour les Aniimo, tout se capture dans le monde ouvert. Une partie des joueurs reprochent malgré tout à l’ensemble de ressembler à du gacha dans son économie, et c’est le principal point de friction depuis le lancement. Il faut une connexion permanente, sur toutes les plateformes.
Solo, coopération et Chasse aux œufs
La très grande majorité du jeu se termine en solo, le reste passant par du matchmaking. Le contenu multijoueur se partage entre une métropole flottante qui sert de hub social, un campement avec votre propre camping-car où l’on plante des cultures et pose des décorations, et le mode compétitif : la Chasse aux œufs, du PvEvP par équipes de trois sur les îles perdues, avec une variante Chaos ajoutée pour le lancement.
Plateformes, langues, configuration
PC via Steam, l’Epic Games Store et le store Xbox, PlayStation 5 et Xbox Series X|S depuis le 16 septembre, et iOS et Android le 23 septembre. Aucune version Switch n’a été annoncée. L’interface et les sous-titres existent en français, les voix en anglais, chinois simplifié, japonais et coréen. Comptez 40 Go d’espace disque, une GeForce GTX 970 ou une Radeon RX 5600 en minimum, une RTX 3060 ou une RX 6700 en recommandé. Le jeu est classé PEGI 7, et les données de la bêta fermée de juillet 2026 ont été effacées, donc tout le monde repart de zéro, vous compris.
Le lancement chiffré du jeu et la teneur des premiers avis Steam, c’est par ici : Aniimo passe les 127 000 joueurs simultanés et encaisse des avis mitigés.